Bonjour c’est Antoine, et je vais commencer ces chroniques pour mon école EMBA en vous parlant du premier disque de rock que j’ai écouté de ma vie. C’est aussi un des meilleurs disques de rock du monde, le mythique double album blanc des Beatles, 10e album du groupe sortie en novembre 1968.
Je suis né en 69, dernier d’une famille de 5 enfants et mon père nous a très souvent rappelé dans nos repas de famille que c’est lui qui nous avait rapporté d’un voyage à New York ce fabuleux disque des Beatles. Donc ce disque je l’ai probablement entendu depuis le ventre de ma mère… et comme premier titre ce fabuleux morceau Back in the URSS débutant par cet énorme son d’avion qui atterri. Les Beatles avaient énormément d’humour, anglais, et le titre du morceau est un jeu de mots avec la chanson back in the USA de Chuck Berry, lui-même considéré comme l’inventeur du rock n’roll. Donc les racines des Beatles sont claires. Et l’album commence par ce sacré bon morceau de rock bien efficace bien emmené et bien puissant.
C’est un morceau que j’ai joué à de multiples reprises et c’est toujours un plaisir de dérouler ce titre. C’est un concentré des Beatles. Bonne énergie, efficacité rock, mêlé à un pont avec des harmonies vocales, clin d’œil aux Beach Boys. La structure du morceau est simplissime en soi mais déjà très moderne pour l’époque. La partie de couplet est la même que celle du refrain mais avec une mélodie différente, le tout enrichi par un pont avec des cœurs, puis le solo de guitare à la Beatles, qui reprend la mélodie principale.
Le titre entame donc ce merveilleux disque, dont la suite est d’un éclectisme incroyable, blues lent et enragé, balade nostalgie, chanson jazz années 30, collage psychédélique, chanson folk… on écoute une radio qui balaye le spectre de la musique rock blues et jazz. C’est d’une variété incroyable et d’une qualité sans précédent, avec un son des instruments d’une pureté authentique, pas trop d’effet ni de bidouillage sonore, juste le son des instruments et des voix et la musicalité au service des chansons.
Voilà pourquoi ce disque est un classique, qui a fait de moi un admirateur inconditionnel de ce groupe éternel.
A la prochaine ! J’en ai plein d’autres !
